Nogent-sur-Vernisson : à la découverte des « Anes de mon moulin ! »
Jeune productrice de lait d'ânesse, Alexandra Laurent-Claus
lance sur le marché savons, produits cosmétiques et bonbons
aux étonnantes vertus, sous la marque « Lédanès ».
C'est un atypique parcours estudiantin qu'est celui d'Alexandra Laurent-Claus, blonde et mince jeune femme de 23 ans. Après une grande partie de ses études à Gien, elle obtient un bac littéraire avant d'abandonner un « fil rouge » tout tracé, et d'opter courageusement pour une filière agricole dont la complémentarité n'était pas évidente.
Après une première année afin de préparer un BTS de gestion agricole, une seconde tournée essentiellement vers la formation de jeunes adultes, finalement le retour à la terre de ses ancêtres lui apparaît comme une évidence.
Grâce à un reportage lu dans les colonnes de « Rustica », elle découvre Olivier Campardou, éleveur de l'Ariège, qui a créé son élevage en 1994, et effectue une démarche volontaire vers la traite et les soins de l'élevage. Durant deux saisons, en 2007, puis en 2008 elle est stagiaire et participe aux estives dans les Pyrénées ce qui conforte un peu plus son choix.
Attirée par la campagne, séduite par les animaux, curieuse de tout, cette souriante bergère moderne, petite-fille de M. Claus qui fut agent immobilier au lieu-dit « la Commodité », sur la commune de Solterre, a repris ensuite avec détermination « le Moulin Certain », sur les bords du Vernisson. Ce territoire boisé de 33 hectares est situé aux confins de Nogent et Boismorand, à proximité immédiate de ce qui furent les premières pistes gauloises, ancêtres du « grand chemin de Paris à Lyon », de la route bleue et de la RN 7. Ce moulin familial i aux nombreuses dépendances, était devenu au fil des années, un simple rendez-vous de chasse. C'est là qu'Alexandra a choisi d'installer son premier troupeau d'ânes de Provence acheté dans la foulée !....
« Lédanès »
la goutte de délicatesse !...
En phase avec d'autres producteurs, notamment Camille Ristori, éleveuse dans l'Ardèche, elle se forme peu à peu, rachète une partie de son troupeau, jongle avec la venue des mâles, apprend la conduite d'élevage, les ficelles de la production laitière. Elle devient l'une des rares jeunes éleveuses d'ânesses en France. Elle espère ainsi faire retrouver aux femmes notamment, mais aussi aux hommes à l'instar de François 1er qui se baignait dans du lait d'ânesse après la bataille, les plaisirs délicats de ce produit naturel, très connu jusqu'au milieu du XXe siècle. Il était aussi très apprécié par Cléopâtre dans l'Antiquité, ou encore par Popée, l'épouse de Néron, empereur romain. En Italie, il pouvait éventuellement être le lait de substitution du lait maternel, le lait d'ânesse étant le lait préconisé plus tard par Saint-Vincent-de-Paul, à l'intention des enfants malades.
En janvier 2009, Alexandra se lance avec un troupeau de femelles pleines, puis de petits bien entendu, dont le nombre global devrait atteindre 15 unités en deux ans. Elle entreprend alors l'éducation des ânons, et attend aussi le label pédagogique afin que son élevage soit visité par les enfants des écoles.
Au sujet des animaux, elle souligne que les ânes, animaux grégaires, sont très calmes, affichant une sérénité de bon aloi du moment qu'ils sont est en bonne compagnie. Elle précise également que le lait produit (six traites par jour), comporte beaucoup de vitamines, régénère notamment l'épiderme et contient aussi beaucoup de rétinol, une substance qui ralenti le vieillissement de la peau. Le lait d'ânesse est aussi capable d'aider à stopper certaines maladies comme l'eczéma, le psoriasis, ou encore l'acnée.
Gràce à l'expérience de son premier mentor, Olivier Campardou, elle commercialise aujourd'hui tout une gamme de produits fabriqués par ailleurs (le lait au goût de noisette est d'abord congelé puis transformé en poudre, enfin séché à la Rochelle). Elle vend également directement une partie de sa production de lait à l'éleveur pyrénéen, afin de sécuriser ses rentrées financières et attend patiemment le label « bio ».
Les cosmétiques sont fabriqués en Côte d'Or. Les bonbons vendus également sous la marque « Lédanès », sont réalisés à la manière des pastilles « Vichy », le lait d'ânesse remplaçant la menthe. Les savons, hormis un plus classique, à la senteur légère de lavande/citron, sont parfumés avec 12 huiles essentielles parfumées différentes, comme l'eucalyptus, la canelle, le romarin, le concombre (exfoliant), et l'avoine ou l'orange, etc.
Quant à la vente, elle est directe, le public pourra retrouver Alexandra sur les foires comme lors du dernier « marche Bio » de Châtillon-Coligny, mais aussi dans les fêtes de village, lors des expositions artisanales, etc. La vente à la ferme est également une solution pour approcher la clientèle (sur rendez-vous uniquement). Ses produits disponibles également à l'Institut de beauté « Marie-Hélène Institut » à Chalette-sur-Loing, ainsi qu'à la Chèvrerie « la petite Brosse » » à Girolles. Les bonbons sont excellents, avec un goût rare plein de finesse ; les cosmétiques sont naturels ; les savons, véritable source de jeunesse, présentent un choix important et le tout peut convenir aussi pour faire un cadeau original et d'une grande qualité ; à l'approche de Noël, voilà une opportunité naturelle à ne pas manquer , sans compter la qualité d'accueil et le sourire d'Alexandra !....
Contacts
Alexandra Laurent-Claus, vente de savons, cosmétiques et bonbons au lait d'ânesse ; « le Moulin Certain », 45290 Nogent-sur-Vernisson.
Tél. : 06.13.46.26.79 ou tél. fax 02.38.97.79.08.
Email : anesen45@yahoo.fr ; site Internet en cours.
Patrice Digaud