Article du 20/01/2010 à 15:10
Les miraculés du tremblement de terre en Haïti
Originaire de Poilly-lez-Gien Daniel Redet était à Port-au-Prince au moment du drame ; Martine et Michel Lisarde enseignaient au lycée français de Port-au-Prince.

Ginette a eu très peur la semaine dernière, mais c'est sans doute aujourd'hui la mère et la grand-mère la plus heureuse du monde. Mercredi dernier à 5 h du matin, le téléphone sonne dans sa maison de Poilly-lez-Gien. Elle répond et au bout du fil, c'est la cellule de crise chargée de gérer la catastrophe d'Haïti, via le quai d'Orsay. Et celle-ci lui annonce que son fils, Daniel Redet, fonctionnaire rattaché au ministère des Affaires Etrangères, en poste à Port-au-Prince, est en vie, sans plus de détail. Avec Jacques Véducheau, son mari, elle file sur internet et découvre l'ampleur du désastre dont elle n'avait pas eu connaissance puisque le tremblement de terre a eu lieu mardi à 16 h 53 heure locale, soit presque 23 h en France.
Directeur des cours à l'Institut Français d'Haïti à Port-au-Prince depuis un an et demi, Daniel est certes en vie, mais qu'en est-il de son épouse, Nubia, et de ses deux petites-filles, Jennifer et Charlotte, respectivement âgées de 15 et 11 ans. L'attente est terrible, les risques de répliques sont annoncés, la situation sur le terrain est décrite par tous les médias comme apocalyptique avec des conditions sanitaires déplorables, des liaisons inexistantes et de fortes carences en eau et en nourriture. Heureusement, dans l'après-midi, cette même cellule de crise la rappelle pour lui dire que le reste de la famille est sauf. « Ça allait mieux, mais on n'avait bien sûr aucune nouvelle en direct, et tant qu'ils étaient là-bas, j'étais inquiète » dit-t-elle avec un large sourire car en ce samedi 16 janvier où nous l'avons rencontrée, elle avait tous les siens autour d'elle. Du pur bonheur...



Deux enseignants rapatriés témoignent
Martine Lisarde-Bouchard est la soeur du Dr Jean-Luc Bouchard, vétérinaire à Gien. Avec son mari, Michel, elle enseigne
au lycée français de Port-au-Prince. Ensemble, ils ont vécu
le séisme du 12 janvier. De retour en France, elle évoque
ce drame entre stupeur et sentiment de culpabilité.

Mercredi 13 janvier, 7 h 45. Jean-Luc Bouchard, vétérinaire à Gien, se rend à son travail en voiture. Comme tous les matins, il met la radio. Mais ce matin-là n'est pas comme les autres. Quelques heures plus tôt, un séisme d'une ampleur inhabituelle a frappé Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, pays pauvre parmi les plus pauvres.
En Haïti comme en France : l'angoisse partagée
des proches
Or, sa soeur, Martine Lisarde-Bouchard, et son beau-frère, Michel, vivent et travaillent sur place. Ils enseignent, lui l'anglais, elle les sciences et vie de la terre, au lycée français Alexandre-Dumas auprès de 600 élèves de toutes les couches de la société haïtienne. Martine Lisarde-Bouchard y effectue sa troisième année mais son mari vient d'y faire sa première rentrée, en septembre dernier.



Suite la suite de nos articles en pages 38 et 39 du Journal de Gien du 21 janvier 2010



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